Au sommet avec un miroir : le selfie pris avec un miroir le plus haut d'Europe
|
|
Temps de lecture : 2 min

|
|
Temps de lecture : 2 min
« Fais de ton reflet une histoire, pas seulement une image. »
C'est ce que je me disais en partant, un miroir sur le dos, à l'assaut d'une montagne autrichienne culminant à 3 400 mètres d'altitude. Pourquoi ? Parce que je voulais prouver de quoi notre elamirror était vraiment capable.
Et oui, aussi un peu parce que j'étais assez fou pour prendre le selfie en extérieur le plus haut d'Europe.
Tout a commencé – comme souvent – autour d'un café dans notre atelier. Je tenais justement notre tout dernier prototype entre les mains : ultra-léger, souple, incassable – tout en restant un véritable miroir. Je l'ai tourné, j'ai regardé mon reflet et je me suis dit :
« Si nous affirmons que l'elamirror est une véritable innovation, nous devons le prouver. Et le faire comme il faut. »
Un essai classique dans un pré ? Trop ennuyeux. Je voulais voir plus grand.
Le choix s'est porté sur un sommet alpin dans le massif autrichien des Hohe Tauern. À 3 400 mètres d'altitude, techniquement exigeant, avec des passages d'escalade et des arêtes : exactement ce qu'il me faut.
Les semaines précédentes, je m’étais entraîné comme un forcené. Des séances d’escalade, des essais de préparation du sac devant le miroir. Car une chose était claire : même s’il ne pèse que 1,2 kg, à 3 000 mètres d’altitude, tout semble deux fois plus lourd.
« Quand tu es en montagne avec ça, soit tu as un plan, soit tu as perdu la tête. » – Citation d'un guide de montagne après avoir vu l'équipement.
Je suis parti avant le lever du soleil, en compagnie de Félix, mon vidéaste. Il faisait froid, le ciel était dégagé, et nos lampes frontales éclairaient les éboulis et les rochers.
L'elamirror dépassait de mon sac à dos comme une aile high-tech. Au début, tout semblait parfait : le miroir tenait bien en place et son poids était à peine perceptible.
Mais plus nous montions, plus le terrain devenait accidenté. Nous avons sorti nos crampons, et les passages d'escalade sont devenus plus difficiles. Je devais me concentrer pleinement : les mains sur la roche, les pieds sur de petits appuis, le miroir comme un compagnon silencieux sur mon dos.
Tout allait bien. Jusqu'à la crête. Et jusqu'au vent.
À partir d'environ 3 200 mètres, tout a changé. Le vent s'est levé – pas doucement, mais de toute sa force.
Ce qui n’était auparavant qu’un miroir pratique s’est soudainement transformé en voile. Je sentais qu’il me tirait. Chaque rafale me déséquilibrait. À un moment, j’ai dû me plaquer contre le rocher, car je me suis dit : « Là, tu vas décoller. »
Le parapente battait de manière inquiétante, je m'agrippais à un rebord de crête. Félix m'a crié quelque chose – je n'ai rien compris. Rien que le vent. Juste cette pensée : ne pas abandonner maintenant.
Malgré tout, j'ai continué. Centimètre par centimètre. Compter mes mains, mes pieds, mes respirations. J'ai tout mis de côté, sauf la prise suivante.
Vers midi, nous étions au sommet. Pas âme qui vive. Juste le silence… et le vent.
J'ai installé le miroir et l'ai fixé à un rocher à l'aide de mousquetons. J'ai tout vérifié une dernière fois, puis je me suis placé devant.
📸 Clic.
Un selfie. Sans filtre. Sans mise en scène. Juste moi, le ciel, le panorama… et mon reflet à 3 400 mètres d'altitude.
Ce que j'ai vu, ce n'était pas seulement mon visage. C'était toute l'histoire : l'ascension, la lutte contre le vent, l'arrivée. Et l'elamirror ? Intact. Pas un pli, pas une fissure, pas la moindre trace de la tempête.
La descente était plus calme, plus détendue – du moins dans ma tête. J'étais fatigué, mais comblé.
De retour au refuge, j'ai regardé la photo sur mon téléphone. Et j'ai tout de suite su : c'était ça.
✔️ L'elamirror a passé haut la main le test d'endurance ultime
✔️ Aucun dommage, malgré les chocs contre les rochers, l'escalade et les rafales de vent
✔️ Un selfie qui n'est pas seulement beau à voir, mais qui raconte aussi une histoire
Mais le plus important, ce n'était pas la photo. C'était le sentiment.
💡 Savoir que nous avons construit quelque chose qui ne se contente pas de briller, mais qui tient le coup. Même quand tu as l'impression que tu vas t'envoler d'un instant à l'autre.
La prochaine fois que tu te regarderas dans le miroir, pose-toi la question suivante :
🪞 Le tien est-il déjà monté à 3 400 mètres ? Le mien, oui.